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Avec tous nos remerciements aux nombreuses personnes non citées, en particulier de l’ANPCN, de l’association française des éclairagistes, des collectivités, etc.
De quoi parle-t-on ? La lumière, c’est l'énergie, le rayonnement otpiquement visible, émis suite à l'excitation d'un corps. Ce rayonnement nous permet de voir les choses et leurs couleurs. L'excitation du corps lumineux peut être d'origine thermique (ex soleil, bougie), ou déclenchée par d'autres sources: éclairs, étincelles, bioluminescence, fluorescence, etc. - l'incandescence est ma production de lumière par élévation de la température d'un corps (solide, liquide, gaz) - la luminescence est le rayonnement non thermique émis par un gaz ou une vapeur métallique soumis à des décharges électriques). Les lampes sont des sources lumineuses d'origine électrique et/ou thermique (gaz/camping). Certaines produisent de la lumière par incandescence (lampes à filament ou aux halogènes), d'autres exploitent la luminescence (lampes à décharge) ou encore la photoluminescence (diode). Il existe aussi des lampes mixtes.
Les cônes ; réponse photométrique et trichromatique, via des pigments dont les maximums d'absorption sont dans le bleu, le vert ou le rouge. Les bâtonnets ; les plus sensibles vers 510 nm, ils permettent la vision nocturne (vision scotopique). Ils détectent les mouvements fins. Leur sensibilité est liée au pigment rhodopsine détruit par la lumière intense.. - l'acuité visuelle baisse de nuit de 1 a 3 dixièmes (c'est la myopie nocturne) - Avec l'âge, le délai d'accommodation (durée de la mise au point quand le regard passe du plus près au plus loin) s'allonge, notamment la nuit et la résistance a l'éblouissement diminue (de 50% tous les 12 ans en moyenne).
La mélatonine jouerait peut être aussi un rôle en tant qu’anti-oxydant, ce qui la fait vendre comme complément alimentaire anti-vieillese aux USA, bien que cet usage soit très contestés dans la communauté scientifique. En France, la mélatonine ne dispose pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM), sauf comme médicament vétérinaire. Commercialisation interdite pour application humaine. Toutefois, il a été bien démontré qu'elle était susceptible d'atténuer les effets du décalage horaire qui suit des vols transméridiens (effet "jetlag").
, reçoit les informations lumineuses directement de la rétine par l'intermédiaire d'un faisceau empruntant le nerf optique mais distinct des voies visuelles, le tractus rétino-hypothalamique. = = En régions tempérées, la variation de la durée du jour au cours de l'année modifie le profil des activités. C'est une information temporelle vitale pour de nombreuses espèces, exploitée par l'animal et les plantes capables de différencier les jours longs des jours courts. Cette aptitude permet à l'organisme de "décider" la mise en route de processus physiologiques qui régleront les activités à périodicité annuelle en coïncidence avec l’époque la plus propice.
Remarque : L'horloge peut être déphasée (avancée, retardée) par stimulation lumineuse, mais qui ne sera efficace que si elle est donnée à 2 moments bien définis de la période de 24h Le NSC influe aussi sur d'autres systèmes dont: - le noyau paraventriculaire du thalamus impliqué dans la régulation des activités de sélection, mouvement et motivation - les noyaux dorsomédian et ventromédian de l'hypothalamus impliqués dans la régulation du système nerveux autonome. Malpaux B., Viguié C., Thiéry J.C., Chemineau P., 1996. Contrôle photopériodique de la reproduction. INRA Productions animales 9, 9-23 (avec l'autorisation de la revue). Chemineau P., Malpaux B., Pelletier J., Leboeuf B., Delgadillo J.A., Deletang F., Pobel T., Brice G., 1996. Emploi des implants de mélatonine et des traitements photopériodiques pour maîtriser la reproduction saisonnière chez les ovins et les caprins. INRA Productions animales 9, 45-60 (avec l'autorisation de la revue). Guillaume D., 1996. Action de la photopériode sur la reproduction des équidés. INRA Productions animales 9, 61-69 (avec l'autorisation de la revue). Chemineau P., Malpaux B., Delgadillo J.A., Leboeuf B., 1998. Photopériodisme et reproduction chez les caprins. Communication présentée au Colloque "Reproduction caprine : nouveaux contextes, derniers acquis" du 30 avril 1998, à Niort. Chemineau P., Baril G., Leboeuf B., Maurel M.C., Roy F., Pellicer-Rubio M, Malpaux B., Cognie Y., 1999. Implications des progrès récents en physiologie de la reproduction pour la conduite de la reproduction dans l'espèce caprine. INRA Prod. Anim., 12, 135-146
Malpaux B., Viguié C., Thiéry J.C., Chemineau P., 1996. Contrôle photopériodique de la reproduction. INRA Productions animales 9, 9-23 (avec l'autorisation de la revue). Chemineau P., Malpaux B., Pelletier J., Leboeuf B., Delgadillo J.A., Deletang F., Pobel T., Brice G., 1996. Emploi des implants de mélatonine et des traitements photopériodiques pour maîtriser la reproduction saisonnière chez les ovins et les caprins. INRA Productions animales 9, 45-60 (avec l'autorisation de la revue). Guillaume D., 1996. Action de la photopériode sur la reproduction des équidés. INRA Productions animales 9, 61-69 (avec l'autorisation de la revue). Chemineau P., Malpaux B., Delgadillo J.A., Leboeuf B., 1998. Photopériodisme et reproduction chez les caprins. Communication présentée au Colloque "Reproduction caprine : nouveaux contextes, derniers acquis" du 30 avril 1998, à Niort. Chemineau P., Baril G., Leboeuf B., Maurel M.C., Roy F., Pellicer-Rubio M, Malpaux B., Cognie Y., 1999. Implications des progrès récents en physiologie de la reproduction pour la conduite de la reproduction dans l'espèce caprine. INRA Prod. Anim., 12, 135-146
Ressource pas, peu, difficilement, ou coûteusement renouvelable ?
Les espèces ont été rassemblées pour les besoins de l’illustration, mais elles sont très dispersées dans leur environnement. Les premières campagnes de pêche ont montré qu’il peut cependant y avoir de très importants rassemblements de sabres, grenadiers, capitaines, et autour des cadavres tombés au fond, en particulier de cétacés et autres mammifères marins. La pêche de ces espèces est récente, mais en Australie, en 10 ans l’âge moyen des poissons pêchés a été divisé par deux.
Il est possible que la vie évoluée soit née au fond des océans, dans le noir quasi-absolu, et non en surface où avant l’apparition de la couche d’ozone protectrice, alors que les conditions de vies en surface étaient particulièrement difficiles.
Certains animaux comme le loup ou l’ours des Pyrénées sont devenus nocturnes pour échapper aux hommes, mais auraient normalement un comportement plus diurne. En Amérique du nord, où les ours ont mieux survécu qu’en Europe, ils sont comme de très nombreuses autres espèces, souvent victimes de collision avec les véhicules. Il est possible que l’éblouissement soit une des causes expliquant l’importance de ce phénomène, première cause de mortalité dans certains états. En floride : Excepté pour le cerf commun, on y estime que la route y est devenue la première cause de mortalité des mammifères, dont l’ours noir de Floride, une sous-espèce considérée comme menacée par l'état, avec une mortalité passée de 2 ou 3 par an dans les années 70 à 44 en 1989. = = · La « panthères de Floride » est une des sous-espèces de cougar parmi les félins les plus menacés au monde. Depuis 1981, 65% des décès documentés de panthère de la Floride ont été des morts par collision routière. Ce taux est trop élevé pour permettre la survie d’une population qui ne comptait plus dans les années 90 qu’environ 20 individus. · Cervidés : De 1980 à 1986, en moyenne, 41 grands cerfs communs (considérés comme menacés aux USA), sont morts par an sur les routes, et 57 ont été tués en 1987. · Crocodiles : En Floride du sud, le Roadkill est aussi la première cause de mortalité de l’alligator, également en danger. · Certains oiseaux disparaissent des abords routiers, soit éloignés par le bruit soit à cause des collisions. · Serpents : Les Herpetologues notent un déclin très important de serpents dans les zones naturelles de Paynes (près de Gainesville), qui sont coupées par deux autoroutes à 4 voies. Cette zone était autrefois réputée pour sa diversité et densité des serpents. Une étude herpétologique du sud de la Floride par Wilson et Porras attribue une part importante du déclin de beaucoup de serpents au trafic routier croissant dans cette région. En France ce sont surtout les sangliers et les cervidés qui sont victimes de collisions, le plus souvent de nuit également.
On a cependant vu des loups, et même des rhinocéros en pleine ville. Parfois des animaux sauvages trouvent avantage à risquer d’être vu pour bénéficier des décharges ou des poubelles urbaines. Peut être ceux qui se savent rapides et sans prédateurs ont ils moins peur d’approcher l’homme et ses lumières.
Les lapins, comme les canards et de nombreux animaux s’alimentent essentiellement de nuit.
Source :dictionnaire du vocabulaire administratif normalisé AFNOR. Ramade ajoute que la pollution comprend l’ensemble des rejets de toxiques libérés par l’homme dans la biosphère, dont ceux qui sans être dangereux pour l’Homme (nuisances ou non perçus) perturbent l’environnement. ÉTHYMOLOGIE : profaner, souiller, salir, dégrader.. Et.. …éjaculer ?! (pollution nocturne)» (est-il besoin d’insister sur les aspects sociopsychologiques cachés derrière la question de la pollution ? Oui *)
Ex d’impact local : un papillon est attiré par une lampe et meurt, il ne fécondera pas ses plantes hôtes. On imagine bien que certaines conséquences peuvent être différées. L'impact de l'éclairage : local pour un lampadaire isolé, régional pour les chauves-souris, global pour les oiseaux migrateurs et donc les écosystèmes
Ex d’impacts globaux : pluies acides, effet de serre. De nombreux impacts sont en réalité différés dans l’espace et dans le temps, ils sont à la fois Locaux et globaux..En cascade ou non, avec ou sans effets de seuils Avec ou sans synergies entre polluants ou avec des conditions environnementales. L'impact de l'éclairage : local pour un lampadaire isolé, régional pour les chauves-souris, global pour les oiseaux migrateurs et donc les écosystèmes
- Chaque impact sur une espèce est susceptible d'entraîner (via des effets en cascade) des impacts différés dans l’espace et le temps sur d’autres espèces. Les effets peuvent être directs (une espèce ne supporte pas la lumière), ou indirects (perte d'une ressource pour un prédateur spécialisé, prédation accrue, disparition d'un pollinisateur entraînant la disparition de la plante pollinisée, etc...).
Vendredi 11 mai 2001, lors d’une conférence sur la disparition des papillons nocturnes et d’autres espèces vivant la nuit, Laurent Peru (Conservateur du Muséum d'Histoire Naturelle d'Orléans) a montré comment le démembrement était le premier facteur de disparition (destruction physique des écosystèmes), immédiatement suivi par ... la pollution lumineuse comme source de destruction directe (attirance/répulsion/disparition de l'écosystème nocturne).. Les propos de M. Peru rejoignent parfaitement l'approche de Florent Lamiot déjà citée sur le site de l'ANPCN. "Christophe.Martin-Brisset" christophe.martin-brisset@wanadoo.fr ANPCN
Photo prise à lille vers minuit, entre Euralille,la gare TGV et le Parc Matisse. Le ciel est violet à orangé. Aucune étoile visible, cachée par un voile de pollution qui absorbe et diffuse la lumière intense émise par le bâti et les infrastructures.
Depuis une trentaine d’années, ce sont d’abord les astronomes qui alertent les décideurs et le grand public. La tache blanche en haut : la calotte polaire éclairée parl e soleil de minuit.
Un modèle mathématique basé sur la démographie, la teneur en humidité de l’air, et la pollution estimée de l’air qu’on peut plus ou moins lier au degré d’industrialisation et à la richesse estimée sur des indices de type PIB produit des cartes très proches de la réalité de la pollution lumineuse. Le petit rectangle est une image produite par le satellite NOAA. Selon la sensibilité des capteurs des satellites, des images plus ou moins détaillées sont ou peuvent être produites. Elles permettraient un monitoring de la pollution lumineuse, qui pourrait être considérée comme un des indicateurs de soutenabilité du développement.
Les grandes zones industrielles, ville et connurbations sont souvent construites sur des littoraux, fleuves ou estuaires qui sont des zones importantes pour la migration et la survie de centaines de millions d’oiseaux migrateurs, mais aussi de mammifères et organismes marins, qui peuvent être sensibles à la pollution lumineuse, outre le fait que la ville empiète sur leurs habitats que l’agriculture et la sylviculture industrielles font par ailleurs reculer. La pollution lumineuse devrait être prise en compte réduite par les urbanistes, les autorités responsables des transports et de l’énergie et par les documents d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Les impacts lorsqu’ils sont inévitables devraient faire l’objet de mesures conservatoires et compensatoires. (une trame et des noyaux de « nocturnité » qui devraient se superposer aux réseaux écologiques et trames vertes que les pays du monde développent.)
Tous les continents sont touchés. Seuls les déserts et les calottes glaciaires sont épargnés. Remarquer le Nil, les littoraux de l’Afrique tropicale et la ville du Cap.
L’inde et l’influence de la colonisation anglaise, et le Japon ou les habitants vivent jour et nuit dans une lumière intense dans les grandes villes. Ici aussi les chaines de montagnes et déserts sont les seuls épargnés. Les couloirs naturels de migration des oiseaux sont souvent touchés.
Outre les grandes villes, on distingue aussi la flotte des bateaux de pêche au calmar qui prélèvent en continu une ressource au risque de l’épuiser rapidement. Les hameçons (sans appâts) posés sur des lignes sans fin (des boucles) sont remontés en continu et ramènent des milliards de calamars inexorablement attirés par les puissants projecteurs qui éclairent la mer.
L’europe du nord ouest est une des 3 zones les plus touchées au monde. Plus grave, l’éclairage touristique et urbain des littoraux de toute l’Europe gêne la migration de centaines de millions d’oiseaux. Cette image traduit aussi un immense gaspillage énergétique. Noter aussi les forages pétroliers de la mer du nord, la Suède, la Norvège et la Finlande, où l’éclairage est intense malgré des populations faibles (attention, sur les surfaces enneigées, la lumière est plus intensément renvoyée par l’espace)
Divers sites internet permettent maintenant presque en direct d’observer certaines parties du monde y compris le passage jour/nuit. On remarque que certaines villes s’illuminent plus tôt ou plus tard que d’autres. ex : http://www.fourmilab.ch/earthview/satellite.html
Floride vue de satellite puis d’avion
Paris ville lumière ?! Ou zone de gaspillage et de pollution lumineuse ? Les pays bas, le Luxembourg, la Belgique, le bassin minier et une partie du royaume uni éclairent intensément leurs paysages nocturnes. Souvent sur des zones de grande importance pour les oiseaux migrateurs. Il est probable que de très grande quantité d’insectes aient disparues ou soient encore très affectées par ce phénomène. C’est aussi l’expression d’un intense gaspillage énergétique. = = Intérêt à agir pour l’Eurorégion Même si les Pays-Bas ou certaines parties de l’Italie sont plus touchés par ce phénomène, nos cinq régions comptent en effet parmi celles qui en Europe et dans le monde illuminent le plus le ciel (visibles de la lune et bien au-delà). Les impacts environnementaux et en terme de gaspillage d’énergie sont importants et semblent - pour certains au moins - avoir été largement sous-estimés. Les "fenêtres" de ciel pur et limpide permettant l’observation astronomique et la vie normale de la faune nocturne ne cessent de se réduire. Enfin, comme la plupart des problèmes environnementaux, la pollution lumineuse doit impérativement également être traitée de manière globale et transfrontalière. De plus, les régions littorales ont une responsabilité particulière vis-à-vis des flux migratoires qui concernent tout le paléarctique occidental (de la Finlande à l’Afrique). = = Exemple d’actions : Au sein du groupe prospective, et lors de la préparation des schémas de services collectifs (en particulier SSC transport, et SSC Environnement), la région Nord - Pas de Calais a soutenu auprès des instances représentant le gouvernement français l’idée que soient intégrés les problèmes de pollution lumineuse dans les documents produits en application de la LOADT[1] modifiée, puis dans les documents et règlements d’urbanisme. L’Eurorégion pourrait étudier et/ou soutenir l’idée d’une Ecotaxe appropriée à la réduction des impacts ? (Une taxe sur l’éclairage et l’énergie gaspillée pour aider ceux qui font des efforts et créer des emplois (sur le principe pollueur/payeur utilisé avec succès par les Agences de l’Eau en France) ?) Les Pays-Bas[2] ont intégré dans la loi la lutte contre la pollution lumineuse dans les politiques transports et via la prise en compte dans les études d’impact. La région Flandre se dote d’un plan d’urgence de lutte contre la pollution lumineuse. [1] Loi d’Aménagement et de Développement du Territoire, en cours de modification. [2] Les néerlandophones pourront également trouver un certain nombre d’études ou éléments d’information en Flandre, mais aussi aux Pays-Bas avec une étude de plusieurs centaines de pages exclusivement consacrée à ce problème (impact sur les oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, poissons, plantes, humains), ainsi qu’un guide pour l’aménagement des éclairages routiers en zone naturelle (source : P. RAEVEL).
La lumière artificielle émise par les villes constitue une grande part de la pollution lumineuse. Elle diffuse en partie vers le ciel. Elle est dispersée par les molécules de gaz et la pollution particulaire de l’air. Il se forme ainsi un halo lumineux qui trouble l’atmosphère et nous masque la voûte céleste. Les émissions lumineuses dans les pays riche, ainsi que la pollution de l’air urbain sont deux paramètres liés au nombre d’habitants et à leur niveau de vie. Un modèle simple proposé par Walker permet de calculer l'intensité de ce halo en fonction du nombre d'habitants des agglomérations. La comparaison de représentation faites avec ce type de modèle et les images satellites montre que les cartes sont assez représentatives de la réalité des échelles du 20/000° ou plus éloignées.. Il faudrait ajouter l’impact des industries, et des grands axes de transports (ex ports et autoroute A 16 Belgique-Calais, gare tunnel sous la manche de Sangatte, etc. ) Carte de France synthétique de la pollution lumineuse (Michel BONAVITACOLA, astronome pour l’association nationale de protection de l’environnement nocturne. Un des objectifs de ce type de carte est de trouver les meilleurs endroits pour installer un observatoire astronomique, mais il faut savoir que selon les études de Cinzano (Atlas mondial de la pollution lumineuse), le halo lumineux augmente d’environ 5 % par an entre 1990 et 2000.. Ce type de carte donne hélas aussi un bon indice de la pollution lumineuse et des impacts de celle-ci sur la faune et la donc sur la flore (Dans les écosystèmes la flore est fortement rétrocontrôlée par la faune. Sur le site de l’ANPCN, toutes les régions de France sont modélisées. De telles cartes existent aussi pour les USA
Échangeur et zone commerciale vue du haut d’un terril. Les terrils bien que comptant parmi les séquelles d’un développement non durable sont aussi une chance pour la nature. En effet, ils ne recoivent ni engrais ni pesticide et sont des milieux vierges (néosols) pour des espèces pionnières parfois rares. Les amphiiens rares, les dcertains papillons (derniers machaons) s’y réfugient. Ils constituent des noyaux et refuges pour la trame verte régionale et le réseau écologique national. Il y a déjà eu des projet d’éclairage des terrils, comme il y a en 2001 un projet d’éclairer l’Etna en Italie Nombre des espèces qui s’y réfugient sont sensibles à la lumière. On voit sur les photos de nuit prises près de Douai l’effet fragmentant de l’éclairage de cette région, et la lumière perdue vers l’espace.
Les points « noirs » Constat : les zones de grande richesse écologique et pédologiques, hors forêts tropicales et équatoriales (qui régressent d’ailleurs) sont presque toutes touchées.
Ce sont bien les villes et infrastructures de transports qui sont principalement responsable du phénomène. Les forages pétroliers et feux de forêts sont moins visibles mais concernent souvent des zones écologiquement sensibles. En haut : aurore boréale (d’après une image produite par la revue Ca m’intéresse)
Source: P. Cinzano, F. Falchi , C.d. Elvidge* Dipartimento di Astronomia Padova, Italie (*centre de calculs géophysique national de NOAA, Boulder) et société astronomique royale Des vues nocturne de la terre ont été fournies au moins par le programme satellite météorologique et de défense (DMSP) de l'Armée de l'Air des USA depuis les années 70. La première image globale est plus tardive, 1980, par Woodruff Sullivan. La lumière émise par les grandes sources saturant les détecteurs, seules les mesures de distribution et non quantitatives ont d’abord été possibles. En, 1998 des données insaturées deviennent disponibles, permettant des mesures quantitatives des émetteurs vers les satellites, mais sans donner d’information directe sur la manière dont ces photons interagissent avec l’atmosphère et influent sur la vision du ciel nocturne vu du sol. L’équipe de Cinzano à partir des données satellite a calculé les effets sur le ciel de nuit, en tenant compte de la dispersion de la lumière dans l’air plus ou moins humide et pollué, de la courbure de la terre, de l’altitude des zones d’émission, du secteur du ciel observé, de la capacité de l’œil humain, etc. Web www.lightpollution.it/dmsp / ou www.inquinamentoluminoso.it/dmsp / = = "L'ATLAS MONDIAL DE LA CLARTE ARTIFICIELLE DU CIEL NOCTURNE" http://debora.pd.astro.it/cinzano/en/index.html traduction francaise/synthèse téléchargeable De l'info mondiale assez fraîchement remise à jour par des italiens et traduite en français depuis qqs jours : téléchargeable dans la rubrique "Evaluez la qualité de votre ciel à l'oeil nu" du site de l'Association nationale pour la protection du ciel nocturne, http://www.astrosurf.com/anpcn + 3 Ouvrages scientifiques en italien sur la pollution lumineuse : http://debora.pd.astro.it/cinzano/en/index.html des références italiennes : http://debora.pd.astro.it/cinzano/en/page91en.html document sur les impacts sur faune et flore (italien) http://debora.pd.astro.it/cinzano/en/page91en.html Autres sites européens : http://debora.pd.astro.it/cinzano/en/page92en.html
Le halo gagne sur la mer (ex entre la France et l’Angleterre, avec le littoral industriel et urbain de calais à dunkerque parfois distinctement perceptible des côtes du Kent. Les zones les plus touchées sont souvent au niveau de la mer ou proche, intégrant de zones écologiquement sensibles et dégradées par d’autres sources de pollution et de fragmentation. Couleurs claires = +/- zones où il est plus difficile à impossible de voir la voie lactée. P. Cinzano, F. Falchi , C.d. Elvidge* Dipartimento di Astronomia Padova, Italie (*centre de calculs géophysique national de NOAA, Boulder) et société astronomique royale Web www.lightpollution.it/dmsp / ou www.inquinamentoluminoso.it/dmsp /
P. Cinzano, F. Falchi , C.d. Elvidge* Dipartimento di Astronomia Padova, Italie et société astronomique royale (*centre de calculs géophysique national de NOAA, Boulder) Prospective Les modèles utilisés permettent aussi de produire des scénarii prospectifs et de tendance. On constate une augmentation rapide presque partout, avec des cadences de croissance annuelles moyennes aussi grandes que 5% à 10% mesurées aux USA comme en Europe. Quelques projections préliminaires ont été faites à titre d'essai, basées sur les cadences de croissance habituelles. ex : Croissance pour l’Italie 1971, 1998, 2025 La figure montre la croissance de la pollution légère dans Italie. À gauche : carte de 1971 (Bertiau, Treanor, De Graeve 1973); au centre carte Cinzano calibrée à 1998; à droite scénario possible à 2025 si la même croissance se poursuit. L'orange = +/- zones où il est très difficile voir la voie lactée. Au niveau de la mer la voie lactée serait la plupart du temps invisible d'Italie en 2025. Le rouge correspond aux zones où moins de cent étoiles sont visibles du zénith Source : Web www.lightpollution.it/dmsp / ou www.inquinamentoluminoso.it/dmsp /
P. Cinzano, F. Falchi , C.d. Elvidge* Dipartimento di Astronomia Padova, Italie et société astronomique royale (*centre de calculs géophysique national de NOAA, Boulder) Les cartes de la visibilité stellaire (oeil nu) donnent une idée de la capacité de la population à voir les étoiles. cartes habituellement calculées au zénith. Peu adaptées à l’évaluation des halos. Il s’agit d’un modèle calculé, avec des biais liés aux données et au mode de calcul. Web www.lightpollution.it/dmsp / ou www.inquinamentoluminoso.it/dmsp / À droite : autre carte, plus ancienne. Remarquer ici aussi l’importance des forages pétroliers, sur des zones où les oiseaux marins, certains oiseaux migrateurs, les poissons, le plancton, les mammifères marins sont normalement nombreux.. Avec quelles conséquences écologiques ? (il n’y a jamais eu d’études d’impact)
Source : Christophe Martin Brisset ANPCN Travail de mise en carte des halos en fonction du degré d’observation au dessus de l’horizon. Pour installer un observatoire il faut le positionner hors des cercles roses. La carte est limitée aux frontières du département, mais on voit les halo des grandes villes des départements voisins. Depuis peu, la ville de Blois tente de prendre en compte ces problèmes.
Tout boîtier non étanche renfermant une lampe, particulièrement si elle émet des UV, est un réacteur photochimique dès lors qu’y entre de l’air pollué. + par ailleurs, outre qu’ils générent des champs électriques et électromagnétiques, les câbles et transformateurs électriques peuvent aussi produire de l’ozone (ligne HT par temps humide en particulier). la lumière et en particulier les UV peuvent catalyser de nombreuses réactions chimiques, en produisant des molécules plus toxiques, ou en en détruisant d’autres. (Les analyses de l’air urbain montrent par ex d’importantes quantité de pesticides, plus que dans des zones rurales d’agriculture intensive parfois, probablement en raison du fait qu’elles soient très imperméabilisées, et que les pesticides qui tombent avec les pluies ne peuvent être adsorbés par les complexes organiques du sol, ce qui leur permet de rester plus longtemps dans l’environnement où ils s’ajoutent aux nouveaux apports (de mai à mi-juillet essentiellement) En éclairage intérieur, les lampes halogènes émettant dans l’ultraviolet, sont suspectées, sans filtre d’accroître significativement le risque de cancer de la peau.
Cette zone existe vraiment, mais les noms ont été changés. La carte est une carte des émissions sonores, mais il se trouve que dans les zones rouge, on cumule les impacts maxima du bruit, du trafic, des émissions polluantes, de l’éclairage et certains risques technologiques. On attire oiseaux migrateurs, insectes photophiles, amphibiens là où ils ont le plus de chance de périr ou subir les pollutions. Les démarches d’écolabels ou de certification type EMAS ou ISO 14 000 pourraient et devraient intégrer le paramètre « Pollution lumineuse », ne serait ce que par l’approche économies d’énergie. C’est hélas rarement le cas, faute de formation des responsables à ces question. En France l’Ademe a recu consigne de se concentrer sur les aspects économies d’énergie, au détriment de la prise en compte des impacts environnementaux de la pollution lumineuse et les DRIRE sont très peu sensibilisées à ces questions. Les syndicats eux même réclament parfois plus d’éclairage pour des raisons de sécurité, alors qu’un éclairage plus sûr et utile (éclairer comme il faut – sans éblouir et fatiguer l’œil, avec une intensité appropriée à l’heure et au contexte, quand il faut, et où il faut, serait plus précieux. Les zones industriels et parkings sont souvent d’importantes sources de pollution lumineuse, parfois pour des raisons de sécurité, souvent pour des raisons d’image, sans réflexion sur les alternatives possibles. Un parking industriel ou de supermarché sans aucune voiture doit il être éclairé toute la nuit ?
- David Csemely, éthologue de l’Université de Parme Italie, (Email : csermely@biol.unipr.it) pense que l’éclairage nocturne est une des explications aux gigantesques dortoirs d’étourneaux qui s’installent en ville. Ils trouvent là une durée du jour allongé qui leur permet de prolonger la prise de nourriture, ainsi que des perchoirs chauffés (les lampadaires) très pratiques en hiver. Si quelques rares espèces ont su s'adapter et/ou utiliser à leur profit l'éclairage artificiel, comme d'autres ont su utiliser les bords de routes (Faucon crécerelle) ou les villes (pigeon, étourneau) ... Il semble que la pollution lumineuse puisse avoir des effets négatifs significatifs sur la faune et la flore, au point qu'on la suspecte d'être au moins partiellement responsable de la régression, voire de la disparition d'un certain nombre d'espèces sur tout ou partie de leur aire potentielle de répartition.
Dans les grandes villes (ici Lille), souvent, les étourneaux ont appris à se réchauffer dès l’automne sur les pylônes d’éclairage urbain. Dérèglement de l’horloge interne Une augmentation du nombre des couvées annuelles a été observée chez certaines espèces d'oiseaux devenus urbains. Ce phénomène (reproductible expérimentalement) semble lié à l'éclairage nocturne. Celui-ci prolonge le temps durant lequel les oiseaux urbains se nourrissent, et allonge la photopériode qui stimule l'activité des gonades et règle les rythmes biologiques. Ceci est particulièrement net chez la poule, mais aussi chez l’Etourneau, le Pigeon, le Rouge-gorge ou encore le Rouge-queue noir. A première vue, l’éclairage peut paraître comme un élément positif pour les espèces qui s’y adaptent, il peut aussi être considéré comme affectant les équilibres écologiques : quelques espèces banales sont favorisées au dépend d’une faune riche et diversifiée, plus favorable aux équilibres entretenus par la biodiversité. Même si les étourneaux sont attirés dans des zones polluées et dangereuses, les avantages qu’ils y trouvent sont tels que l’espèce se développe mieux que bien d’autres repoussées vers des zones plus naturelles quand il en reste. De 200 à plus de 500 oiseaux peuvent se regrouper sur un pylone tel que celui ci (près de la gare de lille et Euralille, ici en automne 2000). On y observe d’ailleurs (difficilement à cause de l’éblouissement) des combats hiérarchisants pour les meilleures places durant les premières heures de la nuit.
Quelques exemples démontrant l’importance de la lumière en terme de risque pour certaines espèces animales… Ces quelques exemples choisis parmi les plus « visibles », n’illustrent probablement que la partie émergée de “ l'iceberg des impacts ”. Ils ne touchent pas nécessairement le public qui n’ayant pas vu de centaines de cadavres d’oiseaux peut avoir l’impression que le phénomène n’existe qu’ailleurs. Par ailleurs, de nombreuses études montrent qu’on a peu de chances de trouver les cadavres d’animaux qui se cachent soigneusement pour mourir.
Récemment, des sites récepteurs ont été identifiés dans différentes zones du système nerveux central. La mélatonine a été utilisée pour le vison (cf. épaisseur fourrure)
Des bactéries aux grands mammifères en passant par les poissons et les oiseaux, la plupart des espèces ont des horloges biologiques internes qui se calent sur le cycle jour nuit.
L’éblouissement accroît le risque de collision avec des véhicules pour les animaux (roadkill) Il rend probablement la recherche de nourriture plus difficile et cause la raréfaction ou disparition de certaines proies (ex papillons, lucioles, vers luisant…). Etant donné la très grande sensibilité de la régine des animaux nocturnes, il est permis de supposer que le temps de restauration d’une vision normale est longue. De plus les bords de routes sont des refuges pour les micro mammifères et les gastéropodes, et les lampadiares y attirent les insectes. Les prédateurs de ces espèces sont donc attirés là où est le danger.
L’oeil de la limule est plus d’un million de fois plus sensible à la lumière que l’œil humain. En lisière de routes forestières, les cadavres de chouettes et hiboux tués par collision avec des véhicules sont nombreux. Le passage nuit profonde/lumière des phares
A Lomme, près de Lille, dans le Nord très urbanisé de la France, un complexe de cinémas s'est installé en bordure d'un parc à jeu qui a fait faillite deux ans auparavant et qui avait progressivement reconquis par une faune sauvage originale pour la région lilloise. Un canon a lumière a été installé pour marquer la présence du cinéma. (ce n’est pas celui qu’on voit sur l’illustration qui était lui installé en décembre 2000 pour « animer » la zone d’activités commerciales qui jouxte le site) Dès la mise en fonction du canon à lumière, les oiseaux nocturnes (espèces protégées – Loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature) se sont réfugiés et cantonés dans la partie la plus éloignée de la lumière. + Impacts discrets ou encore inconnus ? Certaines chauves-souris mangent les insectes attirés par les lampadaires ou les lumières domestiques. Mais lorsqu’une espèce s’adapte à la lumière ou l’exploite, il faut rester prudent et ne pas nécessairement considérer que l’espèce ou l’écosystème s’en trouve mieux; les écosystèmes sont des systèmes complexes, et une adaptation comportementale qui semble dans un premier temps positive peut s'avérer finalement catastrophique pour une espèce et/ou la biocénose dans laquelle elle est intégrée. Exemple : la pipistrelle qui a appris à chasser autour des lampadaires dès leur création. Ne risque-t-elle pas de disparaître en surconsommant sa ressource alimentaire ou de faire disparaître d’autres espèces en consommant leur nourriture ? Ne risque-t-elle pas de pâtir d’une consommation plus sélective? Quel est (sera) l’impact du déplacement spatial et temporel des niches écologiques ? Quel est l’impact pour les populations d’insectes présentes sur les milieux où la chauve-souris chassait originellement (avant l’éclairage artificiel) ? Quels effets secondaires peut-on attendre ou découvrir : les chauves-souris, en surexploitant un zooplancton aérien concentré autour des lampadaires, n’ont-elles pas exacerbé la régression d’autres insectivores ? Des adaptations comportementales ont permis aux communautés d'étourneaux, de rats ou de pigeons de croître au rythme que nous connaissons, alors que des centaines d'autres oiseaux et mammifères disparaissent de notre environnement, ceci est plutôt signe de déséquilibres écologiques que d'une évolution véritablement positive.
LE VER LUISANT, LA LUCIOLE sont devenus très rares et ont souvent localement disparu en France et en Italie depuis les années 50/60, et se raréfient en Espagne. Là où d’autres émettent des substances odorantes ou des sons, le lampyre ou ver luisant, produisent de la lumière pour la communication inter-sexes. Le photophore, l'organe lumineux, est situé dans les derniers segments de l'abdomen. Des cellules spécifiques (photocytes) activent une enzyme, la luciférase, qui catalyse (facilite) l'oxydation d'une molécule (la luciférine) dont certains atomes réagissent en produisant une lumière froide. Chez Lampyris noctiluca par exemple, elle varie de 0,51 µm (verte) et 0,656 µm (rouge). Les individus peuvent clignoter à des rythmes propres, ou de concert, à plusieurs milliers d’individus parfois chez la luciole (en bas à gauche, arbre couvert de luciole, en Australie). Le mâle luciole vole en émettant un signal spécifique à son espèce. Quand une femelle l'a repéré, elle répond aussi par un signal lumineux afin de montrer au mâle sa présence. Certaines espèces australiennes voient leurs mâles se regrouper et scintiller de manière synchrone afin d'augmenter leur chances d'être vu = = De nombreux poissons abyssaux produisent également de la lumière froide, généralement bleue (la mieux visible sous l’eau) et rarement rouge.
Photos de Pierre Brame (1, 2, 3, 4) (1998 ?) et F Lamiot 5 En Guyane, une seule lampe halogène, sur le bâtiment de la gendarmerie de l’aéroport de Cayenne suffisait à attirer certaines nuits des centaines ou milliers de papillons (3 et 4), qui s’ils ne sont pas broyés par les pales des ventilateurs des climatiseurs ou mangés par des chauves souris, étaient parfois picorés le lendemain par les oiseaux. Nombreux sont ceux qui pondaient sur les tôles métalliques, ne laissant aucune chances de survie aux chenilles. Cette lampe était pourtant placée sous un auvent avec une vitre plutôt inclinée vers le sol, elle n’éclairait donc pas directement le ciel. Sur les photos 1 et 2, ce sont des milliers de gros coléoptères (les points noirs sur la photo) qui seront pour partie « coulés dans le béton » (2) Sur la photo 2 en haut au milieu les roues d’une grande poubelle en plstique donnent une idée de la taille des insectes. Certains papillons de nuits sont littéralement paralysés dans la lumière : celui qui est posé sur ma main ne cherche pas même à s’enfuir. Certains collectionneurs peu scrupuleux attirent des milliers d’insectes au moyen de lampes. Une seule lampe sur de tels sites peut piéger des centaines de milliers d’insectes et contribuer à la disparition de nombreuses espèces. Une lampe couplée à un détecteur de présence pourrait éviter ce problème.. Nous n’en avons plus conscience, mais ce phénomène s’est aussi produit en Europe à l’époque de l’apparition de l’éclairage au gaz, puis électrique, et il a causé la disparition de tout ou partie des insectes nocturnes sur de vastes surfaces de l’Europe. Chaque année, en Europe des dizaines de milliards d’insectes disparaissent encore ainsi piégés (émission arte 1° oct 2001) En France, les directions départementales de l’équipement, si elles commencent à y être sensibilisées par les écologues des CETE et par quelques formations proposées par certains CIFP (quelques formations à Tours, Nantes, Arras, Lille.. ont évoqué ce problème), ne prennent pas encore au sérieux ce problème, souvent par peur du ridicule, ou par crainte d’être accusées de diminuer la sécurité au profit de l’environnement. La technologies permet aujourd’hui d’éclairer mieux, en diminuant fortement ce type d’impacts. Les ministères et agences concernées n’ont pas encore non plus pris la mesure du problème, bien qu’il commence à y être évoqué. La législation dispose d’outils adaptés (voir fin de ce montage), mais non utilisés. La jurisprudence est inconsistante ou presque sur ce thème.
Aout 2001, nord de la France : Dans un vieux bâtiment qui ne manque pourtant pas de trous permettant à un papillon d’entrer et sortir, une écaille, papillon nocturne en régression, pond ses œufs derrière une vitre, attirée par un unique lampadaire pourtant situé à plusieurs dizaines de mètres et pas particulièrement puissant. Les œufs (répartis en deux pontes dont plus d’une centaine d’œufs pour la seconde) ont été collés d’abord sur la vitre, puis sur un montant de bois. Ces oeufs n’avaient aucune chance de survie, et on remarque sur la photo 4 que les seuls qui sont arrivés à maturité sont ceux qui sont les plus éloignés de la lumière (couleur plus argentée, probablement à cause du soleil, qui pourtant n’éclaire cette zone que le matin) Dans ce cas quelques chenilles ont été transportées à l’extérieur, mais habituellement, dans ce genre de situation, l’individu n’assure pas sa descendance. Photo : Florent Lamiot Rappel ; en France ; 250 espèces de papillons diurnes et 4311 espèces de papillons nocturnes répertoriés ! Et dans les DOM-TOM ?
Le lampadaire en question.. La lumière n’est pas la seule cause, mais s’ajoute à la régression des habitats naturels et semi naturels, et aux insecticides et autres polluants qui tuent les insectes. Des centaines de milliards d’insectes sont concernés en France. Photo : florent lamiot
Quelques heures d’exposition à la lumière la nuit suffisent. Les escargots perturbés peuvent par ex. sortir de leurs coquilles en brisant l’opercule qui les protégeaient de la déshydratation. Ils en meurent. Or les escargots, limaces et insectes phytophages ont des fonctions écologiques importantes de régulation de la croissance des plantes. En été si les herbivores n’ont pas contrôlé la végétation, celle ci évapotranspire le peu d’eau qui reste en période sèche au risque d’accentuer les risques d’incendies, de déshydrater les sols et priver tout l’écosystème de la quantité d’eau dont il a besoin.
Graellsia isabellae, grand papillon français menacé et protégé, a failli disparaître suite au braconnage à la lampe à vapeur de mercure qui servait (sert ?) à alimenter le marché de collectionneurs indélicats. Sous les tropiques, et dans certaines îles, le phénomène d’attraction/disparition, hors des grandes villes est encore visible.
Un drap et une lampe UV attirent de nombreux insectes, même dans les zones où le feuillage est très dense.
Quelques espèces sont fascinées ou attirées jusqu’à une certaine distance par la lumière. Certains papillons, coléoptères, amphibiens, oiseaux par exemple.
VOCABULAIRE Concernant la sensibilité des espèces à la lumière : A une question posée par Claude SUC (Lumiphiles ou luciphiles ? - Lumiphobes ou luciphobes ?), Yvan Dutil, répondait pour éviter les chimères de Particules grecs et latines, qu’il valait mieux employer les mots Photophile et photophobe. Pascal Raevel rappelle que la photophobie et la photophilie sont donc des phototropismes, généralement développés chez les animaux, mais que pour les plantes, outre de phototropisme (ex bien connu du tournesol), on parle aussi d'espèces sciaphiles (qui aiment l'ombre) et héliophiles (qui aiment le soleil). Le mélange des racines grecques et latines n'étant pas rare dans le monde scientifique... F. Lamiot propose aussi lucifuge..
De plus ses antennes sont très sensibles à la chaleur émises par certains projecteurs ou lampadaires (spots halogènes, lampes de stades sportifs..) Rappel : en France ; 250 espèces de papillons diurnes et 4311 espèces de papillons nocturnes répertoriés !
Roadkill : mortalité animale, suite aux collisions d’animaux avec des véhicules. La mortalité animale routière dépend de nombreux facteurs, dont · la richesse écologique et la productivité du milieu, la mobilité des espèces présentes · la nature du paysage et la structure des bords de routes ou lisières · la saison et le climat, qui contrôle les migrations et certains grands déplacements · la présence ou proximité de corridor biologique, de couloir de migration · le volume du trafic · la vitesse des véhicules Les études portent essentiellement sur la mortalité d’espèces gibier, d’espèces emblématiques menacées.. et très rarement sur les espèces de petites taille, ou sur le nombre d’animaux blessés qui voient leurs chances de survie et de reproduction réduites, ou sur les animaux qui meurent plus loin que sur la route ou le bas-côté. Photos 1,2,3 F Lamiot 4 source internet : il s’agit d’un lynx suivi dans le cadre d’un programme de réintroduction et protection qui est mort percuté par une voiture. Rem : Le Roadkill concerne aussi les humains. Coût humain. Tous les ans, plus de 200 automobilistes sont tués en Floride et des milliers de plus sont blessés dans des collisions animal/véhicule (Wildlife Society). Même lorsque les passagers ne sont pas blessés, le choc psychologique est important. Coûts matériels : Le secteur des assurances estime que le coût annuel à la société pour ces morts et dommages est de $200 millions. Collision avec cerf commun coûte au moins $2.000 de frais (au taux de l’an 2000) de réparation de véhicule.
En France, le crapaud commun et la grenouille rousse sont particulièrement touchés.
Crapaud alyte (dessin F.Lamiot) Petit crapaud commun en migration vers la forêt au sortir de la mare (réserve naturelle du Plateau d’Helfaut) Photo F.Lamiot. Les jeunes crapauds et tritons, s’ils échappent à leurs prédateurs, meurent desséchés au soleil en quelques minutes, parfois sur le béton du fossé, avant même d’atteindre le macadam. Les sorties sont souvent collectives, avec des milliers de minuscules crapauds ou grenouilles qui traversent alors les chemins, ou la route voisine (d’où la légende des pluies de grenouilles ?) Rem : les barrières les guidant vers le battrachoduc doivent être parfaitement étanches, car leur taille leur permet de se faufiler dans des trous très petits. Les jeunes tritons et salamandres, très légers adhèrent en outre très bien à des parois verticales voire à des surplombs. Penser aussi à protéger leur sortie et déplacements par des végétaux. (protection contre le soleil et le vent déshydratants, et contre leurs prédateurs)
(photo : il ne s’agit pas d’une sérotine, mais de Verspertillon de Bechstein. Toutes les espèces de chauves souris en France sont protégées par la loi du 19 juillet 1976, i.e. en tous temps, tous lieux et sur l’ensemble du territoire.
Les grands herbivores pâturent sur de vastes étendues Dans les zones tempérées et près des pôles, ils doivent migrer au rythme des saisons. Les grands et moyens carnivores (loups, ours, lynx, glouton, ours, pumas, ocelots, chat sauvage, etc.) ont généralement de vastes territoires de chasse, et doivent parfois migrer avec leurs proies. Parmi les animaux lents, certains invertébrés, tels limaces et escargots, ou encore certains papillons dont les cadavres peuvent attirer d’autres espèces qui seront à leur tour victimes des véhicules. Le réflexe de mise en boule du hérisson, tatou porc-épic les perd. Les déplacements de la grande faune la rend (normalement) moins vulnérable au parasitisme et aux prédateurs. Certaines espèces migrent pour se fournir à certaines époques en oligo éléments ou en certains aliments (pour préparer l’hibernation, l’estivation, ou la grossesse.
L’oedicnème autrefois courant en France où il était consommé régresse et survit souvent dans deslieux épargnés par la pollution lumineuse. Les marins sur les cargos capturaient pétrels ou albatros en les attirant avec de la lumière pour agrémetner le menu du bord. Lucien Kérautret, président du Groupe ornithologique nord a appris à bague les oiseaux sur le phare d’Ouessant où les ornithologues attrapaient les oiseaux avec des sortes de grands filets à papillons parmi les centaiens qui tournaient toutes les nuits autour des phares. A Biarritz, il n’y a pas si longtemps, tous les matins, les habitants ramassaient des oiseaux morts ou agonisants aux pieds du phare pour les manger. Ces migrations devaient épuiser les oiseaux et fortement réduire leur fitness (chances de survie)
Les spécialistes observent depuis longtemps des rassemblements et mortalités spectaculaires autour des phares côtiers lors des migrations (phénomène moindre depuis que la loi impose l’éclairage du fût du phare). Certaines espèces urbaines s’habituent (étourneaux), mais les oiseaux sauvages des forêts, des zones humides et des zones peu habitées paient un lourd tribu à la lumière artificielle Souvent par brume ou mauvais temps (étoiles non visibles), les oiseaux qui migrent à basse altitude heurtent câbles et fenêtres, murs, projecteurs, phares, voire le sol. 7 octobre 1954 : 50.000 oiseaux se tuent en suivant un faisceau-guide lumineux émis par une base aérienne militaire (Warner Robins Air Force Base). La tour de CN à Toronto tue régulièrement des oiseaux. Rebekah Creshkoff (société Audubon), collecte les oiseaux tués sur les tours du World trade center depuis quelques années. En 2000, 690 oiseaux trouvés morts et 305 blessé pour 68 espèces différentes. Certains oiseaux s’épuisent en tournant autour des lumières et se laissent tomber au matin, ou percutent les vitres, particulièrement les nuits nuageuses ou brumeuses. De 1982 à 1996, 1.500 oiseaux au moins sont mort pour avoir heurté le seul centre d'exposition McCormick de Chicago. En deux nuits pluvieuse de 1981, plus de 10.000 oiseaux se sont heurtés aux cheminées de Lennox près de Kingston (Ontario), plus de 23 000 oiseaux trouvés morts sur ce site, où le problème a été réglé en changeant projecteurs par un éclairage stroboscopique qui n’attire pas les oiseaux. 22 janvier 1998, de 5.000 à 10.000 passereaux Calcarius lapponicus se sont tués ou blessés sur les mats de transmission radio près de Syracuse (Kansas). En 2000/2001, les ornithologues observent en Allemagne des cigognes qui s’épuisent en « courant après les pinceaux lumineux de discothèques » ou en cherchant à leur échapper. En 2001, en deux jours plusieurs milliers d’oiseaux en migration se tuent sur le pont Danemark/Suède, dans le brouillard, peu après la mise en route de l’éclairage. Lors de l’inauguration de l’éclairage (particulièrement intense) de la première section de l’A 16 (Dunkerque Boulogne), les cadavres d’oiseaux ont été signalés en nombre anormalement élevé sur le bord et aux abords de l’autoroute.
Les spécialistes observent depuis longtemps des rassemblements et mortalités spectaculaires autour des phares côtiers lors des migrations (phénomène moindre depuis que la loi impose l’éclairage du fût du phare). Certaines espèces urbaines s’habituent (étourneaux), mais les oiseaux sauvages des forêts, des zones humides et des zones peu habitées paient un lourd tribu à la lumière artificielle Souvent par brume ou mauvais temps (étoiles non visibles), les oiseaux qui migrent à basse altitude heurtent câbles et fenêtres, murs, projecteurs, phares, voire le sol. 7 octobre 1954 : 50.000 oiseaux se tuent en suivant un faisceau-guide lumineux émis par une base aérienne militaire (Warner Robins Air Force Base). La tour de CN à Toronto tue régulièrement des oiseaux. Rebekah Creshkoff (société Audubon), collecte les oiseaux tués sur les tours du World trade center depuis quelques années. En 2000, 690 oiseaux trouvés morts et 305 blessé pour 68 espèces différentes. Certains oiseaux s’épuisent en tournant autour des lumières et se laissent tomber au matin, ou percutent les vitres, particulièrement les nuits nuageuses ou brumeuses. De 1982 à 1996, 1.500 oiseaux au moins sont mort pour avoir heurté le seul centre d'exposition McCormick de Chicago. En deux nuits pluvieuse de 1981, plus de 10.000 oiseaux se sont heurtés aux cheminées de Lennox près de Kingston (Ontario), plus de 23 000 oiseaux trouvés morts sur ce site, où le problème a été réglé en changeant projecteurs par un éclairage stroboscopique qui n’attire pas les oiseaux. 22 janvier 1998, de 5.000 à 10.000 passereaux Calcarius lapponicus se sont tués ou blessés sur les mats de transmission radio près de Syracuse (Kansas). En 2000/2001, les ornithologues observent en Allemagne des cigognes qui s’épuisent en « courant après les pinceaux lumineux de discothèques » ou en cherchant à leur échapper. En 2001, en deux jours plusieurs milliers d’oiseaux en migration se tuent sur le pont Danemark/Suède, dans le brouillard, peu après la mise en route de l’éclairage. Lors de l’inauguration de l’éclairage (particulièrement intense) de la première section de l’A 16 (Dunkerque Boulogne), les cadavres d’oiseaux ont été signalés en nombre anormalement élevé sur le bord et aux abords de l’autoroute.
Suzanne Malek, Service des ressources naturelles – Dpt. de l'environnement de Chicago estime que plusieurs centaines de milliers d’oiseaux se tuent ou se blessent par an sur des bâtiments de Chicago," En Mai 2001 une vingtaine d’immeubles s’étaient conformés à cette demande. Des bâtiments comme le centre Hancock ont été percutés par des milliers d'oiseau. L'académie des sciences de Chicago y a relevé environ 400 oiseaux morts en une nuit, et son directeur, le Dr. William Beecher a exposé 200 d'entre eux en les classant par espèces. L’ornithologue Stotz et ses collègues ont passé 25 ans à observer les déplacements d'oiseaux autour d’un bâtiment de verre de lakefront avec 30.000 oiseaux d'environ 150 espèces. Depuis l’automne 2000, la ville de Chicago demande lors des périodes de migration des oiseaux (avril-mai et sept-oct) aux propriétaires de bâtiments et gratte-ciels (dont le centre John Hancock, le bâtiment de Wrigley et la tour gothique du Tribune), d’éteindre, atténuer ou cacher leur éclairage, pour moins attirer les oiseaux de nuit L’extinction des lumières, ou des rideaux aux fenêtre divisent par 20 le nombre d’oiseaux tués. www.eces.org/articles/static/9899892001223.shtml - 20k
Espèce protégée. Les oiseaux s’épuisent, consomment leurs réserves de graisse, alors qu’ils doivent ensuite entamer une difficile migration vers le Sénégal ou la méditerranée orientale. (2 voies de migration) Source : JL Raboutet. DEED Dir ENV Nord Pas de Calais
- La perturbation des déplacements épuise des groupes d’individus ou des espèces déjà affaiblies par la dégradation, la pollution ou la destruction de leur habitat ou d'une partie de celui-ci (aires de nidification, de reproduction, de repos et de nourrissage), auxquels il faut ajouter la chasse et le braconnage.
Voir le film : le peuple migrateur - La perturbation des déplacements épuise des groupes d’individus ou des espèces déjà affaiblies par la dégradation, la pollution ou la destruction de leur habitat ou d'une partie de celui-ci (aires de nidification, de reproduction, de repos et de nourrissage), auxquels il faut ajouter la chasse et le braconnage.
Le faucon voit dans l'ultraviolet, l'alouette est sensible à de très brefs flashs lumineux (d'où l'utilisation du "miroir aux alouettes"), les côtes, les détroits (Gibraltar, Bosphore), les cols sont des lieux privilégiés de passage
- La lune (variable), peu importante comme source, mais éclaire le paysage. - Le jour, le soleil = guide principal pour les oiseaux. Les oiseaux font une correction permanente (s’il conservaient un même angle par rapport au soleil, ils tourneraient en rond). La lumière "perdue" vers le ciel gêne peut-être des espèces diurnes au crépuscule ou à l'aube. En mer, la lumière perdue vers le ciel et la mer par les forages offshore peut dépasser en intensité celle des foyer côtiers très lumineux (leurs halos de diffusion semblent moins intenses grâce à la relative pureté de l'air marin en absence de brume, laquelle est plus fréquente en mer que sur terre). Quelques données concernant la mortalité liée aux oiseaux attirés et/ou tués ou blessés par la chaleur des torchères.
Des Etourneaux sansonnets disposés en période de migration dans des cages en plein air se tournent dans le sens de leur migration lorsque le soleil est dégagé, alors que par temps couvert, ils ne se positionnent pas de manière particulière. Ces mêmes Etourneaux préalablement éclairés à une lumière artificielle selon un rythme présentant 6 heures d'avance sur la lumière solaire, lorsqu’ils sont lâchés, partent dans une direction faisant un angle de 90° avec la direction qu’ils devraient normalement prendre. Ces 90° (le quart du cercle de 360°) correspondent aux 6 heures (le quart d'une journée) de décalage : l'horloge interne des étourneaux, calquée sur le trajet apparent du soleil, est déréglée par l’expérience. A Lille, les étourneaux ont appris à utiliser les lampadaires géants pour se réchauffer la nuit en hiver. La lumière a-t-elle un impact sur leur comportement ?
sources isolées et élevées (phares côtiers, du Cap Gris-Nez par exemple) Les oiseaux sont immanquablement attirés. Ils peuvent tourner des heures durant autour de ces sources, jusqu’à l’épuisement ou périr suite à des collisions avec les superstructures ou le câblage.
A la Réunion, le Pétrel de Barrau niche en altitude, sur le piton des neiges (3061m). Les poussins s’envolent groupés pour la mer (avril/mai), certains sont attirés par l'éclairage de certains villages d’altitude et depuis quelques années par les lampes des stades de football. Ces poussins sont trop lourds et gras pour redécoller, ils sont mangés par les chiens, chats, prédateurs locaux, voire par les hommes. Ceux qui ne s’orientent pas vers les stades sont souvent victimes de l’éclairage du littoral, où ils rentrent jusque dans les maisons. Idem pour le Puffin de Baillon (ssp de la Réunion) nichant dans les ravines basses. Le Puffin du Pacifique, parce qu’il s’envole directement en mer, à partir des falaises non éclairées, échappe lui à ce fatal attrait. photo G JAKYBEK Bio Eco Environnement Maubeuge avril 97 St Denis de la réunion. 03 27 67 58 51 (ou 66 41 25)
Le Puffin du Pacifique là où il niche en falaise directement au dessus des flots, échappe à ce fatal attrait. Illustrations : 1 pétrel cul-blanc, vol de pétrels de Bulwer, pétrel de barrau
Pétrel de Zino 30 nicheurs connus en 2001, oiseau de mer le plus rare d'europe qu'on a cru disparu jusqu'à sa redécouverte dans les années 60 par M. Zino, grâce à chant enregistré reconnu par un berger des montages du centre de madère. (Maciço Montanhoso), sur des roches inaccessibles à 1 600 m d'altitude. les nids ont été pillés (3 adultes et 6 oeufs) par un collectionneur, la collection d'oeufs du muséum de Runchal de Madère a aussi été volée. Puis 10 adultes ont été tués par un chat en 91, depuis la population semble stable mais reste très menacée. par les rats et chats, et par le surpâturage des moutons, chèvres. depuis 1986, classement en ZPS, plan d'action européen, contrôle des populations de chats et rats. puis en 2001 Projet Life Natura 2000 piloté par le parc naturel de Madère, avec éloignement du bétail de la colonie et renforcement de la surveillance des chats, rats et prédateurs. illustration d'après photo de Frank Zino.
MACAREUX ET POLLUTION LUMINEUSE Un reportage de Jean-Etienne Frère et Philippe Mathieu , consacré au sujet des macareux victimes de la pollution lumineuse en Islande, a été diffusé le Vendredi 3 décembre 1999 sur FR3 dans l’émission « Faut pas rêver » Au mois d’août, les enfants Islandais de Heimaey passent la nuit à arpenter les rues qui entourent le port. Munis de lampes électriques, ils fouillent les recoins, se lancent dans de brèves courses-poursuites et protégent leurs trouvailles dans des cartons. Il s’agit de trouver, avant que les chiens et les chats le fassent, ou avant qu’ils ne se fassent écraser, les dizaines ou centaines de bébés macareux qui ont été attirés par les lumières de la ville au lieu de s’envoyer vers l’océan pour leur premier vol de nuit. Le lendemain, au petit matin, ils les relâchent depuis le haut des falaises vers le grand large. Dans le reportage, un ornithologue local leur apprend à ne pas jeter les jeunes oiseaux dans le vide, mais à les regarder s’envoler seuls comme ils le font normalement de nuit à partir de nuit, et comme le font la plupart des oiseaux de mer.
Jusque dans les années 75, les phares tuaient beaucoup d'oiseaux (épuisement + collision avec le fût, les superstructures : mâts, antennes, câblage). Les ornithologues ont utilisé ces puissants "attracteurs" pour baguer les oiseaux ; des fauvettes aux canards tournoyant "attirés comme des papillons par la flamme". L’éclairage des fûts a limité le phénomène, mais les phares épuisent et détournent encore les oiseaux
Les insectes aquatiques sont bien plus actifs les nuits sombres que les nuits de pleine lune. probablement en raison du fait que les prédateurs ont moins de chances de les détecter lorsqu'il fait plus noir. (d'après DR Norman Anderson, Entomology department Oregon state university) voir Anderson, N. H. 1966. Depressant effect of moonlight on activity of aquatic insects. Nature (London) 209:319-20.
Au moins 5 espèces de tortues marines en Floride se montrent désorientées par les lumières artificielles, au point les jeunes se précipiter par milliers sous les voitures, voire dans un feu abandonné ou elles se brulent. La plupart meurent d'épuisement, de déshydratation, de la prédation, ou écrasées par des voitures (Blair Witherington, spécialiste des tortues, institut de recherche de Floride. Certaines communes ont modifié l’éclairage du littoral pour protéger les tortues.
Phototaxie: réaction à la lumière. En jaune à droite : gammares dans le lac Baïkal. Au centre : exemple de répartition et concentration saisonnière du plancton marin en Europe de l’ouest) En zone de subsurface, le phytoplancton est surtout dans les 10 à 50 m et sa productivité est basée sur la photosynthèse. Au-delà, sa masse diminue brutalement et on trouve surtout du nanoplancton. La quantité moyenne de bactéries se réduit sensiblement à partir de 150-200 m. Le zooplancton monte vers la surface la nuit, et le jour redescend à la profondeur maximale du niveau du phytoplancton. = = L'étude expérimentale de la chronobiologie de l'éclosion des oncomiracidiums (larves) de Diplectanum aequans et de Furnestinia echeneis a montré qu'elle est calée sur le lever du soleil. Caractéristique peut-être corrélée avec certaines caractéristiques comportementales ou biochimiques des hôtes ? Cf. différences significatives dans le genre Serranus ainsi qu'au sein de l'espèce Serranus cabrilla ? http://www.univ-perp.fr/see/rch/bpc/g_olv.htm = =
Krill ou crevettes lumineuses.. Il est permis de penser que des espèces qui communiquent avec la lumière ou l’utilisent soient aussi sensibles à des sources artificielles.
Effets peu étudiés, Les feuilles qui restent sur les arbres (ici à Lille) jusque fin décembre et parfois mi janvier s’il gèle tardivement perturbent peut être le fonctionnement et le nécessaire repos de l’arbre, qui normalement à cette époque vit sur ses réserves de sucre après avoir vidé les feuilles de leurs nutriments essentiels, lesquelles contribuent à la protection du sol et à son humification après leur chute en automne. IL est possible que ces arbres soient affaiblis et par ex plus sensibles aux pucerons et cochenilles. Les arbres urbains ont une durée de vie divisée par 2 à 5 selon leur situation et leur type d’entretien (taille douche ou dure)
Encore beaucoup de lacunes dans la connaissance des impacts, mais quelques certitudes... Les espèces les plus concernées (nocturnes) sont par définition souvent très discrètes, le phénomène est donc sous-évalué. - On a cherché à utiliser de petits miroirs pour alerter les grands mammifères ; les collisions diminueraient effectivement dans le noir, mais pourraient augmenter à l’aube ou au crépuscule (effet pervers). Etudes d’impacts : Certaines sources sont surtout visibles du ciel (plafonds translucides de salle de sport, cours intérieures violemment éclairées, bâtiments industriels, plates-formes pétrolières, etc....), ou à certaines heures (stades) ou à certaines époques (saisons touristiques, fêtes, etc.) Il faudrait utiliser des photos récentes et multiples, prises par nuit claire.. Or les photos aériennes, lorsqu'elles sont utilisées pour les études d'impact, sont toujours des photos prises de jour. Les schémas de services collectifs espaces naturels et ruraux et les profils environnementaux ont mal traité ce sujet, quand ils ne l’ont pas simplement omis. Le halo de diffusion peut être en permanence ou périodiquement renforcé dans les zones de smog urbain ou de brouillard. Les photos prises par nuit claire ne traduisent pas ce problème. Des mesures automatiques de la luminance et de la luminosité du ciel peuvent être faites (caméra verticales). Plusieurs échelles pertinentes d’évaluation sont proposées par l’ANPCN.
L’éclairage artificiel n’est qu’un des facteurs de fragmentation des habitats, mais tous ces facteurs se développent, et celui ci en particulier. Ils cumulent probablement leurs effets. Rappelons que la biodiversité est probablement une condition de survie de l’humanité, c’est en outre une richesse patrimoniale et une source de plaisir et de beauté que nous (devons, voulons, pouvons ?) léguer aux générations à venir.
(étude 1998 - Mary Imogene Bassett Research Institute - Cooperstown - New York).
Des cas de réponses anormales a un papillotement lumineux régulier existent : les néons clignotants, des flash stroboscopiques, le soleil derrière les pâles d’une hélice ou une rangée d’arbre, peuvent déclencher des crises d’épilepsies ou divers troubles. Un clignotement lumineux régulier, d’une fréquence de 4 à 20 H peut produire des réactions dangereuses, vomissements, vertiges, convulsions et même pertes de conscience. La fatigue, le stress ou une légère hypoxie peuvent exacerber ce risque.
Ayant remarqué que la lumière affectait la croissance de globe oculaire des poussins, les chercheurs ont décidé d'étudier les effets sur la vision de l’exposition précoce des enfants à un éclairage nocturne. La vision de 479 enfants âgés de 2 et 16 ans a été étudié, et on a demandé aux parents de ces enfants de décrire les conditions d'éclairage dans les chambres de leurs enfants quand les enfants lorsqu’ils étaient plus jeunes que 2 ans : Votre enfant a-t-il dormi dans l'obscurité? Votre enfant a-t-il dormi avec une lampe de chevet ? Votre enfant a-t-il dormi avec la lumière de la pièce allumée? Il pourrait y avoir d’autres explication, par exemple il faut vérifier que des parents myopes, peut être plus angoissés par la nuit, n’auraient pas plus tendance à imposer de la lumière à leurs bébés. Néanmoins, le fait que le globe oculaire des poussins soit modifié par l’éclairage lors des périodes de sommeil plaide en faveur d’un lien de causalité. (sources : Quinn & al. 1999) Il semble donc prudent que les enfants en bas âge dorment la nuit sans éclairage artificiel dans la chambre à coucher, en attendant que ces résultats soient confirmés ou infirmés." Parmi les questions que se posent maintenant les chercheurs : Y a t il un lien de cause à effet direct, et si oui : 1.quelle est la période de l’enfance durant laquelle l’exposition à la lumière de nuit accroît le risque de myopie ? (dans les hôpitaux les nourrissons sont souvent éclairés, les prématurés aussi) 2.Y a t il un seuil d’intensité lumineuse pour induire la myopie ou accroitre le risque. 3. Tous les types de lumière (couleur, fluorescence, halogènes, incandescence, rouge, avec émission d’UV ?…) contribuent elles de la même manière à la myopie. 4.Par quel mécanisme la lumière cause-t-elle la myopie ? les individus sont ils égaux devant ce problème, quels sont les gènes impliqués ? 5.Quel est le rôle de l'hérédité dans le nearsightedness? Référence: Quinn, G.e., Shin, C.h., Maguire, M.g. et pierre, R.a. Myopie et éclairage ambiant nocturne. Nature, 399:113-114, 1999 (Mai 13, 1999). Source : www.lichthinder.vuurwerk.nl/informatie/ooginformatie.html - 8k
L'exposition à la lumière la nuit peut perturber les horloges internes qui règlent ou synchronisent nos cycles circadien => changements de composition du sang, de l’urine, inhibition de la production de mélatonine, hormone impliquée dans la régulation des cycles veille/sommeil et des fluctuations de température corporelle. Cette hormone est produite la nuit par la glande pinéale qui est relié par des nerfs à l'oeil, la glande pinéale est très sensible à la lumière, et l'exposition soudaine ou continue à une lumière lumineuse peut supprimer la production de mélatonine. Conséquences : insomnies, fatigue, dépression, confusion mentale à moyen terme. A long terme, quelques scientifiques, tels que Robert Hahn et Richard Stevens pensent qu’il y a risque de développement de cancers liés aux perturbations hormonales, dont le cancer de sein. Des études récentes aux USA, Suède, et Finlande ont mis en évidence une incidence plus limitée de cancer du sein chez les aveugles. Des études épidémiologiques suggèrent fortement que la exposition à la lumière puisse être un facteur de risque pour le cancer du sein (Brainard^). Les accidents de voiture ou d'avion dus à une "erreur humaine" se produisent souvent vers deux ou trois heures du matin, heure où les potentialités physiques, psychiques et intellectuelles des humains sont au plus bas
HQE : Haute qualité environnementale, 15 cibles appliquées au bati pour en réduire les impacts au regard de l’environnement et du développement durable 2) Selon une nouvelle étude d'éco-psychologie (ou psychologie de l'environnement) appliquée (publiée le 28 juin 1999, une des études les plus importantes et les plus rigoureuses sur l'influence de la lumière sur le comportement des enfants dans les écoles, les enfants soumis à des tests standardisés auraient résultats scolaires significativement meilleurs lorsqu'ils bénéficie d'un éclairage par la lumière naturelle. De même il apparaît qu'ils apprennent plus vite dans les classes les plus exposées à la lumière du jour. Les auteurs de l'étude ont constaté une amélioration de 26 % pour la lecture, et 20 % pour les mathématiques dans les salles les plus éclairées par la lumière naturelle. Une autre étude a montré un accroissement de 40 % des achats dans un rayon de commerce éclairé par des lampes " lumière du jour " par rapport au même rayon, dans la même chaîne, sans éclairage " lumière du jour ". Les psychologues et les spécialistes de l'efficience énergétique ne pensaient pas que quelque chose d'aussi simple que la lumière solaire pouvait autant affecter l'apprentissage, l'efficacité dans le travail, la santé ou les achats.. > The research, conducted by a Fair Oaks energyconsulting firm for the state Board for Energy Efficiency and Pacific Gas andElectric Co., is one of the largest and most rigorous attempts to test thosesuspicions.
Les mythologies sont presque toute basées sur le ciel, les constellations. Le paradis, les dieux sont aux cieux. Les étoiles ont guidé les marins, voyageurs du désert, et inspiré les bergers, depuis des dizaines de milliers d’années. Beltégeuse, cassiopée, la grande ourse, le zodiaque… La science fiction, elle aussi fait la part belle aux décors célestes, en reprenant parfois des mythes fort anciens.
Peur du noir = sentiment qui a à voir avec la peur de l’autre, peur de l’inconnu, peur de lamort, peur de la nature = sentiment profondément enfoui. Des gens a qui on a, avec leur consentement fait passer la nuit seuls dans une forêt profonde mais sans danger, voire dans une forêt qu’ils connaissent de jour avouent pour 99 % environ qu’ils ont eu peur, non pas des animaux ou de se perdre ou se blesser, mais qu’il y ait quelqu’un.. Pourtant : « éclairer plus et mal, rend le noir plus noir, et plus effrayant ». => Réapprendre à voir dans le noir, sous les étoiles (cf. livres de F.Terrassons « Peur de la nature » ou « Civilisation anti-nature »
Différentier les opérations ponctuelles (jour de fête) et permanente, avec des impacts qui peuvent varier selon les saisons.
Les éclairages informatifs ou de sécurité peuvent et devraient aussi être raisonnés, intelligents, et économes…
Lampes boules : on en vendait encore 100 000 par an en 2000, peu chère à l’achat, mais polluantes et coûteuse à l’entretien. Assez salissant, surtout si pas tout à fait étanche.
Choisir le spectre le plus étroit mais qui permet une bonne vision de nuit, sodium basse pression. Des lampes qui émettent peu de chaleur et pas d’UV sont préférables, avec dans la mesure du possible des horloges ou systèmes d’asservissement pour éclairer « utile et nécessaire »
L’asservissement, la domotique, les NTIC au service de l’éclairage…
Limité aux faibles intensités
APB = Arrêté préfectoral de Biotope, le plus haut degré de protection en France, permet une réglementation locale.
- Schéma national d'aménagement du territoire (en préparation, avec des Schémas de service collectif notamment sur les thèmes des transports et des espaces naturels et risques). . Certains offshore pétrolier arabes, pour une certification ISO 14 000, s’apprêtent à supprimer les torchères et à récupérer les gaz autrefois perdus. logiciel Thot sera mis à disposition gratuitement par M Bonavitacola (calage et pondération en cours). + suivi satellite et photo.
Parc urbain de la Deûle (où les comités technique et de pilotage ont reçu une version de la Charte pour la préservation de l’environnement nocturne du CNPCN en vue de l’intégrer dans le projet) 1997, proposition au Ministère de l'Environnement (séminaire aménagement du territoire, + 3èmes Assises nationales du paysage Versailles 97), - d'améliorer l'éclairage (en cours sur l'A1 et dans quelques villes), - d'envisager des "corridors d'ombre ou de noir", en accompagnement d'une planification efficiente et moderne de l'éclairage public, à des échelles intercommunales, voire eurorégionales. Ceci permettrait d'importantes économies d'énergies (30 à 50 %), + création d'emplois spécialisés , amélioration du fonctionnement des écosystèmes + localement une amélioration de la sécurité. = = Fiche 4 page pour les chefs de contrat d’agglo (sur demande à deed@cr-npdc.fr)
Voir montages powerpoints consacrés à la trame verte ou aux corridors biologiques ou au programme COST consacré à la fragementation écologique et aux moyens d’y remédier.
La question de l’éclairage et de ses impacts est notamment posée dans les domaines de l’aménagement du territoire, du transport, de l’urbanisme et de la gestion du risque. Les impacts connus et/ou soupçonnés de l'éclairage direct et indirect du ciel par des sources artificielles n’ont été que très peu approchés en France ou en région Nord - Pas de Calais. Des études plus poussées existent en Grande-Bretagne et en Belgique, ainsi qu’aux Pays-Bas. Le CERA , le CARL , colloques RODEZ (2), PARIS, Poitiers
- Agenda 21 local {application des engagements pris par les pays à RIO en juin 92 - voir guide local des Agenda 21 de l'ICLEI, disponible à la Direction Environnement (DEED) du Conseil Régional (03 28 82 74 16 ou 33)}. - Schéma d'aménagement intégré du littoral (ex : Syndicat Mixte Côte d'Opale), contrat de baie. - Charte d'environnement, d'écologie urbaine, chartes de PNR (Parcs naturels, Plans de développement durable). - Contrats de développement ruraux (pour le Nord - Pas de Calais). - Plan de développement durable de Marquise
Doit-on, peut-on, veux-ton
Ce montage rassemble des informations qui n'engagent pas les institutions ou Etats mentionnés
Impacts de l'éclairage artificiel sur la faune, la flore, les écosystèmes sur la santé ?
A partir d’éléments réunis par et pour l’Eruorégion par la DEED/Conseil Régional Nord/Pas-de-Calais (Florent LAMIOT), avec la contribution de Pascal RAEVEL (Greet Ing.), DIREN Nord pas de calais, Pierre Brame, Gilles Jakubek, Hans de Vries, Hedwig van hemel, C.M. Brisset, CARL, MNE Lille, SERA, GON, LPO, CNPCN, IDA, Dave Crawford, etc.
Préalables : Quel est le problème ? Peut-on parler de pollution ? Qu'est-ce qu'un impact ?
Préalables : Quel est le problème ? Peut-on parler de pollution ? Qu'est-ce qu'un impact ? Il ne s’agit pas de ne plus éclairer, mais d’éclairer mieux. Qu’est-ce que « voir »
Physiologie de l’oeil Bâtonnets : les plus sensibles vers 510 nm, permettent la vision nocturne détectent les mouvements fin Leur sensibilité est liée au pigment rhodopsine détruit par la lumière intense.. Cônes : réponse trichromatique, via des pigments dont les maximums d'absorption sont dans le bleu, le vert ou le rouge.
Hormone découverte en 1958 (par Aaron B.Lerner (Yale University, USA) Naturellement produite dans l'organisme de tous les mammifères Commune dans le Vivant la mélatonine
la mélatonine Synthétisée et sécrétée uniquement la nuit, principalement par la glande pinéale, à partir du tryptophane et de la sérotonine, sous l'effet d'enzymes dont l'activité est commandée par la perception jour/nuit. Ex : concentrations sanguine multipliées au moins par 50 chez la brebis, à l'occasion du passage lumière/obscurité.
Le jour (la lumière) stimule la rétine, puis les noyaux suprachiasmatiques et enfin la glande pinéale qui stoppe la sécrétion. Le rythme de cette sécrétion aide les mammifères à mesurer la durée de la nuit, et donc celle du jour. Ces variations commandent la physiologie et les comportements saisonniers de la reproduction (ex ; poules, moutons, chèvres, chevaux, lapins) la mélatonine
Le NSC (noyau suprachiasmatique) dans l'hypothalamus, au-dessus du chiasma optique à la base du 3ème ventricule. Isolé, il conserve sont rythme ; toujours plus actif le jour. Sa destruction interrompt la rythmicité jour/nuit Mais la transplantation de NSC fœtal restaure ces rythmes. => NSC = oscillateur principal chez les Mammifères.. la mélatonine
Médicament vétérinaire commercialisé en France uniquement pour l'espèce ovine Pour en avancer la saison de reproduction et augmenter la taille de la portée. la mélatonine
La nuit comme "habitat" Le noir comme "ressource " Le noir comme " condition de vie ou de survie "
La vie aime le noir beaucoup de mammifères sont ou sont devenus +/- nocturnes Ils préfèrent circuler dans le noir ou l'ombre, de même qu’ils évitent les sols nus et découverts
La vie aime le noir la plupart des insectes et organismes terrestres (l'essentiel de la biomasse animale) fuit la lumière
De nombreuses espèces menacées survivent mieux dans les zones d'ombres.. Un hasard ? La vie aime le noir
rapaces nocturnes, chauves-souris, canards (sauf domestiqués) mangent essentiellement la nuit et préfèrent les zones de "noir profond".
Lapin, heures d’alimentation
Préalables : Quel est le problème ? Peut-on parler de pollution ? Qu'est-ce qu'un impact ? Oui… " Pollution " = "introduction directe ou indirecte d'un altéragène physique, chimique ou biologique provoquant une gêne ou une nuisance dans un milieu déterminé"
Préalables : Quel est le problème ? Peut-on parler de pollution ? Qu'est-ce qu'un impact ?
Quel est le problème ? Peut-on parler de pollution ? Qu'est-ce qu'un impact ? Local
Local et/ou global, Immédiat et/ou différé Quel est le problème ? Peut-on parler de pollution ? Qu'est-ce qu'un impact ? L'impact de l'éclairage : local pour un lampadaire isolé, régional pour les chauves-souris global pour les oiseaux migrateurs et donc les écosystèmes.
La mélatonine contrôle les rythmes circadiens et circannuels de très nombreuses espèces
Avec des enjeux souvent vitaux.. Pousse du pelage (plumes) Mues Alimentation torpeur diurne Reproduction Migration Hibernation, etc....
Impacts faunistiques, floristiques, écologiques
Impacts, effets... directs et/ou indirects (en cascade) ex : éblouissement de la chouette, éclairage mal conçu induisant un morcellement, lequel induit la disparition de certaines espèces différés dans l'espace ex : des oiseaux disparaissent au Sud parce que leur nourriture disparaît en Europe. différés dans le temps le seuil d'extinction peut être atteint longtemps après l'éclairage (cf.... Théorie Source/Puits). exacerbés + "effet de seuil" ex : une lampe chaude brûle l'insecte attiré par la lumière en synergies (>0 ou <0) Le littoral éclairé et les villes qui "attirent" peuvent également être très pollués (ex : Mexico )
la pollution lumineuse est - au moins partiellement - responsable de la régression, ou disparition d'un grand nombre d'espèces sur tout ou partie de leur aire de répartition. Comment ?
Perte de repères : le ciel étoilé, s’atténue, disparaît.
Monde vers 1980
New-York En 2001, seul un Nord-Américain sur 10 peut encore voir les 2.500 étoiles normalement bien visibles de nuit.. Dans la plupart des grandes villes, seules quelques douzaines d’étoiles sont au mieux visibles les bonnes nuits.
Afrique
Asie
Europe
France, Eurorégion Europe Nord-Ouest Besoin d’action transfrontalière
Barrières de pollution lumineuse (Modélisation Nord/Pas-de-Calais/Picardie)
Plusieurs sources toutes en expansion + 5% par an (1990 à 2001)
Atlas mondial de la pollution lumineuse P. Cinzano, F. Falchi , C.d. Elvidge* Dipartimento di Astronomia Padova, Italie
La pollution de l’air, l’éclairage de surfaces enneigées amplifient le phénomène Les halos
La situation empire rapidement croissance annuelle moyennes : 5% à 10% (aux USA et en Europe).
Étoiles visibles à l’œil nu Pour une acuité visuelle moyenne chez un sujet de moins de 40 ans Atlas mondial de la pollution lumineuse
Il devient très difficile pour des migrateurs photophobes ou attirés par la lumière d’éviter les zones de halo.
Source : Christophe Martin Brisset ANPCN
Synergies de pollutions ?.. l’éclairage pourrait peut-être contribuer, pour une faible part, à la pollution photochimique et aux perturbations microclimatiques Catalyse U.V. + chaleur Air plus pollué ? Polluants/précurseurs Lumière => éblouissement, attraction, répulsion PANs?
Nombre de migrateurs suivent les littoraux et vallées ; de plus en plus urbanisés Le « bâtiment » ne s’est jamais aussi bien porté depuis 20 ans (IFEN 2002)
Impacts physiques : Bruit + perturbations thermo-hygrométriques + pollutions eau/air/sol.. + Lumière : Attraction/répulsion et mortalité pour la faune
Quelques espèces profitent de l'éclairage pour développer (surdévelopper ?) leurs effectifs... (Etourneau sansonnet, Moineau domestique, Mésange charbonnière, Faucon crécerelle, Pigeons urbains, Pispistrelle) Parfois des oiseaux nichent ou gîtent dans les zones industrielles très éclairées , mais tranquilles (et chaudes)... et souvent dans les parties moins éclairées Etourneaux
Flashs, pinceaux lumineux éblouissent et/ou perturbent certains animaux (qui se laissent écraser, tirer, ou capturer sans réagir). Les bagueurs lithuaniens amènent les oiseaux dans leurs filets avec des phares. L’attirance pour la lumière ou son effet "hypnotique" ont été exploités par les braconniers. L’éclairage des entrées/sorties des gîtes de chauves-souris (clochers, charpentes, bâtiments, cavités) les fait disparaître.
La mélatonine en injection permet de programmer la reproduction avancée des Moutons, chèvres, chevaux.. (même si son mode d'action est encore mal compris).
La lumière contrôle l’activité de la plupart des organismes. L’éclairage nocturne fait pondre les poules toute l’année.. Quels impacts sur les oiseaux sauvages ?
Éblouissement => perturbations et mortalité accrue chez les espèces nocturnes. L’oeil de la limule est plus d’un million de fois plus sensible à la lumière que l’œil humain
1 bougie = 5000 lucioles
Nombreux coléoptères et papillons nocturnes sont fascinés par la lumière
Région Nord/Pas-de-calais, 75 % des espèces d'insectes ont déjà disparu ou sont au bord de l'extinction
Sous la lumière artificielle, les Gastéropodes broient du noir Sous éclairage artificiel, l'horloge interne entretenant le rythme sommeil / veille se dérègle en quelques jours. Escargots et limaces régressent. Bords de routes et jardins, leurs habitats-refuge de plus en plus éclairé...
La lumière, les U.V. attirent de loin certains insectes nocturnes Graellsia isabellae, papillon menacé et protégé, a failli disparaître par braconnage à la lampe à vapeur de mercure Piège fatal…
Même en forêt dense (Guyane)
Piège fatal… Ou infranchissables murs de lumière ! pour les espèces lumiphobes (ou photophobes)...
Barrières => morcellement des habitats naturels pour les espèces repoussées par la lumière
Espèces photophobes Ces espèces se déplacent aisément mais uniquement dans le noir Une bande éclairée = "mur immatériel" Or, se déplacer est vital pour se nourrir et se reproduire Certaines espèces réagissent à des intensités bien inférieures à celle d'1/4 de lune, et bien moins pour certaines longueur d'onde (ultraviolet, infrarouge...)
Sous un éclairage constant, le bombyx disparate (important pollinisateur) produit moins de spermatozoïdes et ceux-ci stagnent dans les conduits
Contribution au « Roadkill »:
Amphibiens : Lors des migrations nocturnes vers le lieu de reproduction, les crapauds, grenouilles et tritons subissent de véritables hécatombes, avec parfois des milliers de cadavres sur quelques centaines de m de routes
Sur 121 espèces d'amphibiens : 87 % sont attirés par la lumière (souvent en bord de routes). Le long de la rivière Waal (Pays-Bas), les sections plus illuminées de la digue sont beaucoup plus fréquentées par les Grenouilles, Crapauds et Tritons. les jeunes amphibiens sont très vulnérables (90 % vont rapidement mourir). Piégés par le soleil, ils meurent deshydratés en quelques minutes sur le bitume ou sur le béton ..espèces « clé de voûte » ?
La rainette cesse de chanter ou chante moins sous éclairage artificiel
Chauve-souris 75 % des contacts avec la Sérotine ont lieu à proximité de sources d'éclairage (étude suisse) attraction secondaire probable (prédateur/proies) attire les animaux en zone polluée ou "à risque" favorise quelques espèces, surexploitation des proies
Grands & moyens mammifères Souvent, et de plus en plus : se nourrissent de nuit se déplacent de nuit
Oiseaux l’Oedicnème criard abandonne définitivement sa couvée brièvement éclairée le puissant éclairage des mâts de charge des cargos attire des oiseaux de très loin Migrations : les spécialistes observaient des rassemblements et mortalités spectaculaires d'oiseaux autour des phares côtiers (incidence réduite par l'éclairage du fût des phares).
7 octobre 1954 : 50.000 oiseaux se tuent en suivant un faisceau-guide lumineux émis par une base aérienne militaire (Warner Robins Air Force Base).
WORLD TRADE CENTER. En 2000, 690 oiseaux morts et 305 blessé - 68 espèces De 1982 à 1996, 1.500 oiseaux tués sur le centre d'exposition McCormick de Chicago.
En 2 nuits, plus de 10.000 oiseaux se sont heurtés aux cheminées de Lennox (Ontario) 23 000 oiseaux trouvés morts sur ce site (Problème réglé par un éclairage stroboscopique.)
22 janvier 1998 : 5.000 à 10.000 passereaux Calcarius lapponicus tués ou blessés sur les mâts de transmission radio près de Syracuse (Kansas).
Cigognes observées « volant après les pinceaux lumineux de discothèques » ou cherchant à leur échapper ? (Allemagne 2000/2001).
En 2001, en 2 jours plusieurs milliers d’oiseaux en migration se tuent sur le pont Danemark/Suède, dans le brouillard, peu après la mise en route de l’éclairage.
La migration a permis le développement de la vie (niches écologiques) Orientation des migrateurs Oiseaux,mammifères, amphibiens, reptiles, poissons, invertébrés ...
Orientation des migrateurs Oiseaux,mammifères, amphibiens, reptiles, poissons, invertébrés ... Les migrateurs utilisent tous leurs sens : le champ magnétique terrestre (un aimant sur le dos d’un pigeon le désoriente) l’odorat oiseaux, poissons, amphibiens privés de leur odorat se perdent, mais la privation d'autres sens peut avoir le même effet la vision...
Migrations & Oiseaux essentiellement de nuit, deux fois par an, axe Nord/Sud. champs magnétiques, soleil et étoiles sont déterminants les oiseaux semblent discriminer les mouvements relatifs des étoiles par rapport à l'horizon et à l'étoile polaire. Ils corrigent leurs trajectoires. Tarin des aulnes
un oiseau aveuglé se perd Planétarium de Brême : sous un ciel artificiel correspondant à l'époque de leur départ, des fauvettes prennent aussitôt la bonne direction. la pollution lumineuse gêne-t-elle la vision des étoiles par les oiseaux ? (aube, crépuscule) des sources fixes isolées ou mobiles peuvent détourner des flux migratoires aviens (souvent cité, mais peu et mal étudié du point de vue des causes et conséquences) Migrations & Oiseaux
Imprégnation... ...mémorisation... En période de migration... ... des étourneaux en cages s'orientent correctement si le soleil est dégagé. Ces étourneaux, préalablement éclairés selon un rythme de 6 h en avance sur le jour, partent lorsqu’ils sont lâchés, avec une erreur d'angle de 90°. Ces 90° correspondent aux 6 heures (1/4 de jour) de décalage : l'horloge interne des étourneaux, calquée sur le trajet apparent du soleil, est déréglée. A Lille, les étourneaux ont appris à utiliser les lampadaires géants pour se réchauffer la nuit en hiver. La lumière a-t-elle un impact sur leur comportement ? Migrations & Oiseaux
Oiseaux & migrations (suite) les migrateurs corrigent leur orientation paysage, repères, soleil + olfaction (certaines espèces) étoiles + champ magnétique (certaines espèces) de nuit, des sources artificielles désorientent ces mêmes oiseaux (ex : phare) images satellites ; éclairage croissant des littoraux (+ offshore) sur les principaux axes de migration et de déplacement
horloge interne décalée de... * à la latitude moy. de l'Europe (d'après Mead, 1983) Migrations & Oiseaux
Oiseaux marins migrateurs - Le Pétrel de Barrau, menacé, niche sur le piton des neiges (Réunion, 3061m). Ses poussins, lourds et gras, meurent s'ils n'atteignent pas la mer. Ils sont attirés par la lumière des villages puis du littoral, où ils rentrent jusque dans les maisons. photo G JAKUBECK avril 97
Idem pour le Pétrel Cul-blanc, Pétrel noir, Pétrel de Bulwer, Pétrel de Zino, Puffin de Baillon… parfois déjà presque éteints. Or, ces espèces remplissent de vitales fonctions écologiques. explication : confusion avec proies marines luminescentes ? Pétrel de barrau photo G JAKUBECK avril 97
Pétrel de Zino Oiseau marin le plus rare d‘Europe 30 nicheurs connus en 2001, Niche à 1 600 m / Centre de Madère. Protégé depuis 1986 par une ZPS, un plan d'action européen, avec Life Natura 2000 et Parc naturel de Madère, surveillance des chats, rats et prédateurs Illustration d'après photo de Frank Zino.
Les macareux En août, en Islande et au Royaume uni, de nuit, les enfants récupèrent les jeunes macareux sous les lampadaires pour les relâcher sur la falaise. En France, ils survivent, sur les îles.
Dans l’eau et sur l’eau aussi… la pêche industrielle au lamparo surexploite le Calmar certains "stocks" de poissons ou d'écrevisses disparaissent l'éclairage des rives et ponts accentue la pression de prédation naturelle
(insectes aquatiques) Probablement car les risques de prédation sont accrus par pleine lune
Tortues.. Au moins 5 espèces de tortues marines se montrent désorientées par la lumière les jeunes se précipitent par milliers sous les voitures, voire dans un feu abandonné. => épuisement, déshydratation, surprédation, ou roadkill. Floride : Des communes ont modifié l’éclairage du littoral pour protéger les tortues.
Ces mouvements contribuent au mélange des couches d’eau et à la circulation des nutriments. ..Du krill aux baleines.. Le phytoplancton produit 80 % de notre oxygène. Le zooplancton monte la nuit, descend le jour.
Impacts sur la flore ? Les arbres produisent des feuilles plus tôt et les conservent plus tard (Mais avec l’équivalent de 20 jours d’oxygène produit en moins par an ?)
Impacts sur la faune Résumé difficilement quantifiables, car les espèces nocturnes sont discrètes l'éclairage accompagne d’autres « artificialisations». variables... selon : nature de la source (spectre, puissance, en globe, "chaude" ou "froide", etc..) sa localisation (fixe ou mobile, hauteur par rapport au sol...) sa permanence son degré d’isolement (alignement, point fixe le feu du phare) son orientation (vers le ciel, vers le sol) la nature du milieu éclairé (sol, ciel, eau douce ou salée, courante, ou non.) espèce concernée, stade de développement (larve, chrysalide, adulte, etc..)
2 grands types de perturbations Ponctuelles fixes ou mobiles (véhicules) : impacts locaux (modifications écologiques) +/- importants selon le lieu et la source, détournement & perturbation des flux de migration. Linéaires : effet barrière ou piège pour certaines espèces perturbation des comportements effet de morcellement du territoire et des habitats modification de répartition de la flore (effet direct et/ou indirect).
4 grands types d’impacts pb. neuro-endocriniens : les troubles du rythme biologique affectent l’alimentation, la croissance, la mue, la reproduction et/ou la migration, etc.. pb. d’orientation spatiale pb. de distribution d’activités dans l'espace et le temps principalement dans le rythme nycthéméral (jour/nuit) + impacts indirects et secondaires
Fragmentation (Insularisation) morcellement continu et croissant des habitats par ruptures de continuums paysagers et/ou biologiques : c’est peut-être la menace la plus sérieuse la biodiversité. Deux types de fragmentation - des populations - des milieux (cf.. Rapport ECOTONE ) deux phénomènes liés, mais d'autant moins que les espèces sont composées d'individus capables de se déplacer sur de grandes distances et relativement indépendants à l'égard des conditions environnementales
Lente sur de vastes volumes/surfaces : la fragmentation, en isolant les espèces, est un facteur de spéciation sur le très long terme Rapide sur de petits volumes ou espaces : la fragmentation est au contraire facteur de régression ou d'extinction d'espèces. Fragmentation (Insularisation)
DORMIR... RÊVER.. Les cancers hormonaux-liés sont moins fréquent chez les aveugles (dont cancer du sein) Les tumeurs (rat) grandissent plus vite sous un éclairage permanent Le rayonnement UV induit des cancers. La peau possèdes des photorécepteurs lié aux hormones du sommeil. Santé
Éclairage et santé.. exemples Un clignotement lumineux régulier, d’une fréquence de 4 à 20 Hz (néons clignotants, des flash stroboscopiques, soleil derrière les pâles d’une hélice ou une rangée d’arbre..) => parfois épilepsie, vomissements, vertiges, convulsions, pertes de conscience. Fatigue, stress, hypoxie accroissent ce risque.
La lumière dans la chambre des enfants augmenterait* le risque de myopie. (*discuté) · Seuls 10% des enfants ayant dormi dans le noir se sont avérés myopes. 34% des enfants qui ont dormi avec une lampe de chevet sont devenus myopes 55% des enfants ayant dormi avec la lumière de la pièce allumée sont devenus myopes. Université de Pennsylvanie (département d’ophtalmologie)
Nécessaire repos le jour ; le cerveau (attention, coordination motrice, mémoire), les muscles, le cœur sont plus efficaces. La nuit ; le cerveau travaille (mémorisation, rêves) Le taux de lymphocytes (globules blancs, cellules anti-infectieuse), sont au maximum au milieu de la nuit.
Perturbation des horloges biologiques internes qui règlent ou synchronisent nos cycles circadien
La réponse à certains médicaments varie selon l'heure où ils sont appliqués et non à la dose Ex 1 : thérapeutiques hormonales, comme la stimulation du cortisol par l'ACTH Une même dose est strictement inefficace à 6 heures du soir parfaitement active à 7 heures du matin. Ex 2 : stimulation hypophyso-ovarienne par la LH-RH inefficace en perfusion continue (même à fortes doses) activée par une stimulation de quelques minutes par heures
Comportement et lumière Meilleurs résultats scolaires et apprentissage plus rapide sous lumière naturelle (Cible HQE). amélioration de 26 % pour la lecture, et 20 % pour les mathématiques dans les salles les plus éclairées par la lumière naturelle. + 40 % d’achats dans un rayon de commerce éclairé par des lampes " lumière du jour " par rapport au même rayon, dans la même chaîne, sans éclairage " lumière du jour ".
Comprendre, accepter, raisonner les peurs profondément enfouies Réapprendre le plaisir du noir Les vrais raisons : psychosociologiques ?
Éclairer plus rend le noir plus noir Plus effrayant ?
Problème => solution Principe de base : éclairer quand et où c’est nécessaire À l’intensité nécessaire => Économies, efficience, diminution des impacts négatifs
Recherches à poursuivre…
exemple d'alternative : la fibre optique entretien facilité ni chaleur, ni U.V. ni court-circuits ni électrocutions jeux esthétiques (couleurs, puissance) économies d'énergie (+ couplée à système "intelligent") sources
HQE ; Haute Qualité Ecologique. Compenser, réduire les impacts - les mesures compensatoires et de réduction sont-elles toujours étudiées, financièrement évaluées ? - sont-elles adaptées aux enjeux ? ("Juste compensation , remboursement de la dette écologique")
Outils juridiques - Protection légales ou contractuelles ? A.P.B, Réserves nationales, Réserves naturelles volontaires (long, pas toujours efficace) SRADT, SSC-ENR, P.O.S, S.D.A.U, SCOT, PLU, Z.P.P.A.U, DTA, règlements de zones, Contrats... Chartes de parcs, communales, gestion différentiée de l'éclairage (variations horaires, saisonnières, asservissement au besoin, et pour ne pas éclairer en période critique) 1 % Paysage et développement ? Agenda 21 ?
Perspectives... Monitoring national, eurorégional, européen planétaire ? (Atlas, logiciel Thot, Atlas européen luminance du ciel, Profils environnementaux) Notes ? prix ? Primes pour les villes cf. qualité des plages Directive européenne ? (car subsidiarité.. Conférence UNESCO-Europe ) L.O.A.D.T (Loi d’Orientation sur l’Aménagement et le Développement du Territoire modifiée) SRADT, SSC, DTA... C.P.E.R ?... (Contrats de Plan Etat/Région) Normes/Certification, Ecobilans) Pollutaxe ?
Pistes de solution : Exemples en Nord - Pas de Calais rapport Ecotone/Biodiversité (corridors biologiques « d'ombre ou de noir » => volontariat) études d’impact et compensations (Proville, déviation du C.D. 77, autoroute A 16, charte 1% Paysage A 16, CUDL...) Parc de la Deûle (Charte intégrant conseils ANPCN ?), Agglos formation experts AEU, HQE, colloques, vers professionnels chartes, plans... d'écologie urbaine, d'environnement, municipaux d'éclairage, de PNR (Parcs Naturels Régionaux), Agenda 21, profil environnemental ex : Audomarois - Boulonnais , inventaire des gîtes d'animaux nocturnes menacés, très bien accueilli par les médias et la population nuit des étoiles - nuit noire, à Wizernes (62 - PNR)
Corridors écologiques (de noir) Schéma de principe Le réseau écologique national et le réseau écologique européen doivent intégrer les besoins de la faune nocturne, et donc la pollution lumineuse (Stratégie Paneuropéenne de la Protection de la Diversité Biologique et Paysagère)
Pour plus d'informations Etudes néerlandaises et anglo-saxonnes. AFA, ANPCN (Comité National de Protection du Ciel Nocturne) associations, clubs d'Astronomie (+ SERA, CARL dans le Nord), International Darksky Association IDA : http://www.darksky.org Direction Environnement-Energie-Déchets Conseil Régional Nord - Pas de Calais (deed@cr-npdc.fr) CARL, CERA, Planéariums (Forum des Sciences Villeneuve d'Ascq) New England Light Pollution Advisory Group (NELPAG). Oficina Técnica para la Protección de la Calidad del Cielo (OTPC); Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC), etc. Planétariums
Domaines/enjeux Aménagement & ménagement du territoire Transports, Urbanisme, Sports Gestion du risque industriel, sécurité routière et urbaine, qualité de vie Restauration et protection de la nature Développement durable et soutenable
Eclairage & Développement durable et soutenable ? Développement durable - Définition … "Projet volontaire, collectif et partagé de développement économique, social et humain qui préserve, restaure et gère, aux échelles globales et locales, les ressources vitales, notamment... pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables. On entend par ressources non seulement les ressources énergétiques fossiles, mais toutes les ressources (ex : humaines, sociales, génétiques, paysagères, les ressources en temps, en espace, les ressources en savoir-faire et en savoir, etc....)" ... le noir, les continuums d'ombre ?
Le noir, la "nocturnité" est une ressource naturelle, un habitat irremplaçable. S’il suffit d’arrêter d’éclairer pour retrouver le noir, les espèces animales et végétales qui ont disparu à cause d’un éclairage mal maîtrisé ne réapparaîtront pas, Nous ignorons si nous sommes capables de restaurer un écosystème perturbé ou en déséquilibre, et à partir de quel seuil une situation de non-retour est atteinte.
Responsabilités aussi dans les DOM TOM et zones de coopération décentralisée ex : Guyane française... une des zones écologi-quement les plus riches du monde, grande comme la Belgique Cayenne Kourou St Laurent du M. Mana Maroni Oyapock
Responsabilités accrues dans les DOM TOM (et zones de coopération décentralisée) responsablité accrue et partagée 1/5 du territoire métropolitain
L'AGENDA 21 Sous-objectif Gérer, restaurer, protéger la ressource "nuit" REGION NORD - PAS DE CALAIS DIRECTION ENVIRONNEMENT ENERGIE DECHETS S'accorder sur une philosophie Identifier les problèmes et les causes Définir des objectifs Hiérarchiser les problèmes Définir des sous-actions Fixer des sous-objectifs Créer des programmes pour atteindre les sous-objectifs Formaliser par un plan d'action Mettre en oeuvre et assurer le suivi Evaluer et gérer le retour
FIN Merci de votre attention A suivre...
Ethique et/ou Morale ? L'éthique est plutôt ce que l'on s'impose à soi-même après réflexion et avant action. La morale est plutôt ce que l'on s'impose et/ou que l'on impose à autrui par conviction et souvent après action...
Summary: Impacts de l'éclairage artificiel sur la faune, la flore, les écosystèmes, sur la santé ? De Florent Lamiot , Présentée à l'Assemblée Générale 2002 de l'ANPCN, Triel-sur-Seine
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